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venerdì 31 gennaio 2014

Pourquoi que je vis, Boris Vian

Aujourd’hui, j’ai besoin d’insouciance, merci monsieur Vian
Aujourd’hui, j’ai besoin d’insouciance, grazie Sig.Vian


Pourquoi que je vis
Pourquoi que je vis
Pour la jambe jaune
D'une femme blonde
Appuyée au mur
Sous le plein soleil
Pour la voile ronde
D'un pointu du port
Pour l'ombre des stores
Le café glacé
Qu'on boit dans un tube
Pour toucher le sable
Voir le fond de l'eau
Qui devient si bleu
Qui descend si bas
Avec les poissons
Les calmes poissons
Ils paissent le fond
Volent au-dessus
Des algues cheveux
Comme zoizeaux lents
Comme zoizeaux bleus
Pourquoi que je vis
Parce que c'est joli



Perché vivo
Perché vivo
Per la gamba gialla
Di una donna bionda
Appoggiata al muro
In pieno sole
Per la vela tonda
Di un barca del porto
Per l’ombra delle tende
Il caffè ghiacciato
Da bere con la cannuccia
Per toccare la sabbia
Vedere il fondo dell’acqua
Che diventa così blu
Che scende tanto giù
Con i pesci
I pesci calmi
Che pascolano  sul fondo
Volano al di sopra
Delle alghe capelli
Come uccelli lenti
Come uccelli azzurri
Perché vivo

Perché è grazioso

mercoledì 29 gennaio 2014

Collane, 4°puntata

Eccoci giunti al 4° appuntamento con le collane di pasta di mais, coraggio siamo quasi alla fine!
Queste richiamano i colori dell'autunno o forse di un bel tramonto...

Nous voici arrivés au 4°rendez-vous avec les colliers en pâte de maïs, courage nous sommes presqu'à la fin!
Ceux-ci rappellent les couleurs de l'automne ou d'un beau coucher de soleil...





venerdì 24 gennaio 2014

Robert Desnos (État de veille, 1942)

Non perdere mai la speranza...
Ne jamais perdre l'espoir...

Demain

Âgé de cent-mille ans, j'aurais encore la force
De t'attendre, o demain pressenti par l'espoir.
Le temps, vieillard souffrant de multiples entorses,
Peut gémir: neuf est le matin, neuf est le soir.

Mais depuis trop de mois nous vivons à la veille,
Nous veillons, nous gardons la lumière et le feu,
Nous parlons à voix basse et nous tendons l'oreille
A maint bruit vite éteint et perdu comme au jeu.

Or, du fond de la nuit, nous témoignons encore
De la splendeur du jour et de tous ses présents.
Si nous ne dormons pas c'est pour guetter l'aurore
Qui prouvera qu'enfin nous vivons au présent.


Domani

Vecchio di centomila anni, avrei ancora la forza
Di aspettarti, domani intuito dalla speranza.
Il tempo, anziano affetto da tante distorsioni,
Può gemere: nuova è la mattina, nuova è la sera.

Ma da troppi mesi viviamo alla vigilia,
Vigiliamo, custodiamo luce e fuoco,
Parliamo sottovoce e tendiamo l’orecchio
Ad ogni rumore subito spento e perso come al gioco.

Intanto dal fondo della notte, testimoniamo ancora
Dello splendore del giorno e di tutti i suoi presenti.
Se non dormiamo è per  tenere d'occhio l’aurora
Che proverà che finalmente viviamo al presente.

trad.libera 

mercoledì 22 gennaio 2014

Dall'azzurro al verde

Prosegue la rassegna delle collane in pasta di mais (altre: qui e qui). Oggi  spazziamo dall’azzurro al verde in diverse tonalità. Se ancora non vi siete annoiati, appuntamento la settimana prossima per altri colori...

Pour continuer la collection des colliers en pâte de maïs (d’autres exemples : ici et ici), nous présentons aujourd’hui les couleurs du bleu au vert en différentes tonalités. Si vous ne vous êtes pas encore ennuyés, rendez-vous la semaine prochaine pour d'autres couleurs...






venerdì 17 gennaio 2014

Dedalo, Jaimes Torre Bodet

Dédale


Enterré vivant
dans un infini
dédale de miroirs,
je m'entends, je me suis,
je me cherche sur le lisse
mur du silence.

Mais je ne me trouve pas.

Je palpe, j'écoute, je regarde.
Par tous les échos de
ce labyrinthe,
un accent mien
prétend arriver à mon ouïe.

Mais je ne l'entends pas.

Quelqu"un est pris 
ici, dans cette froide
et lucide enceinte,
ce dédale de miroirs...
Quelqu'un, que j'imite.
S'il s'en va, je m'éloigne.
S'il revient, je reviens.
S'il dort, je rêve.
"Est-ce toi ? me dit-il...

Mais je ne réponds pas.

Poursuivi, blessé
par le même accent
- dont je ne sais s'il est le mien-
contre le même écho
du même souvenir
dans cet infini
dédale de miroirs
enterré vivant.





Sepolto vivo
Nell’infinito
Dedalo di specchi,
mi sento, mi seguo,
mi cerco sul liscio muro del silenzio.

Ma non mi trovo.

Tocco, ascolto, guardo,
attraverso gli echi di questo labirinto,
un accento mio
sostiene colpire il mio udito.

Ma non lo sento.

Qualcuno è preso
Qui, in questo freddo
E lucido recinto,
Questo dedalo di specchi…
Qualcuno che io imito.
Se va via,  mi allontano.
Se torna, torno.
Se dorme, sogno.
“Sei tu? mi dice lui…

Ma non rispondo.

Inseguito, ferito
Dalla stesso accento
-         È mio? Non lo so -
Contro la stessa eco
Dello stesso ricordo
In questo infinto
Dedalo di specchi

Sepolto vivo.

trad. libera

mercoledì 15 gennaio 2014

Rosa, rosa, rosam...

L'altra settimana era all'onore il turchese, oggi tocca al rosa...
La semaine dernière c'est le turquoise qui était à l'honneur, aujourd'hui c'est le tour du rose...










Per la pasta di mais, rimando al primo post della serie.
Pour la pâte de maïs, voir le premier article de la série.

venerdì 10 gennaio 2014

Vola... Mariangela Gualtieri

Siamo ancora in tempo di buoni propositi per l’anno nuovo e questa mi sembra l’esortazione più adatta 
Nous sommes encore dans la période des bonnes résolutions pour l’an nouveau et cette poésie me semble une exhortation tout à fait appropriée…


Vola. Adesso. Basta fingere quel rasoterra.
Vola. Vola. Vola.
Sei più immenso dell’angusto 
abitacolo del corpo. Non fingere più.


Sorgi. Ora. Rimandi sempre.

Prendi tutto lo spazio. Brucia tutto
il tempo.
Hai cieli, hai stelle, hai prodigi di gioia
e abiti nel triste sgabuzzino della vita.




Vole. Maintenant. C’en est assez de feindre le rase-motte.
Vole. Vole. Vole.
Tu es bien plus immense que cet étroit
Habitacle du corps. Ne fais plus semblant.
Lève-toi. Maintenant. Tu renvoies toujours.
Prends toute la place. Brûle tout le temps.
Tu as les cieux, tu as les étoiles, tu as des prodiges de joie
Et tu habites dans le triste débarras de la vie.


mercoledì 8 gennaio 2014

Mais turchese (non è un OGM)

Della mia repentina passione per la pasta di mais, ho già parlato precedentemente ( vedere quiqui e qui). Finora però ho tenuto nascoste molte realizzazioni perché alcune dovevano andare in regalo a parenti ed amici. Si tratta di una serie di collane allegramente costruite a quattro mani: io e mia figlia abbiamo realizzato perle di diverse forme e grandezze e le abbiamo infilate su spago e filo cerato. Ho scelto di mostrarvele raggruppate per colore, iniziando dalle mie preferite…


De ma subite passion pour la pâte de maïs, je vous ai déjà parlé précédemment (voir ici ici et ici). Cependant jusqu’à présent je n’ai pas montré de nombreuses réalisations car certaines devaient être offertes en cadeau à parents et amis. Il s’agit d’une série de colliers allègrement fabriqués à quatre mains : ma fille et moi avons réalisé des perles de différentes formes et grandeurs et nous les avons enfilées sur de la ficelle et du fil ciré . J’ai choisi de vous les montrer regroupés par couleur en commençant par mes préférés…








venerdì 3 gennaio 2014

Anno nuovo, G.Rodari


Per augurarvi un poetico anno nuovo, mi affido alle parole di Gianni Rodari...
Pour vous souhaiter une poétique année nouvelle, quoi de mieux que ces paroles de Gianni Rodari?



“Indovinami, Indovino,
tu che leggi nel destino:
l’anno nuovo come sarà?
Bello, brutto o metà e metà?”.
“Trovo stampato nei miei libroni
che avrà di certo quattro stagioni,
dodici mesi, ciascuno al suo posto,
un Carnevale e un Ferragosto
e il giorno dopo del lunedì
sarà sempre un martedì.
Di più per ora scritto non trovo
nel destino dell’anno nuovo:
per il resto anche quest’anno
sarà come gli uomini lo faranno!”.




« Devine-moi, Devin,
Toi qui lis dans le destin:
 L’année nouvelle, comment sera-t-elle ?
Belle, moche ou moitié moitié ? »
« Trouvé imprimé dans mes grands livres
Qu’elle aura certainement quatre saisons,
Douze mois, tous à leur place,
Un carnaval et un 15 Août
Et le jour après le lundi
Sera toujours un mardi.
D’écrit pour l’instant je ne trouve rien d’autre
Dans le destin de l’an neuf :
Pour le reste cette année encore
Sera comme les hommes la feront ! »

(trad. libera)