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venerdì 21 giugno 2013

Chagall,"Il poeta con le ali di pittore"

Conoscevo Chagall pittore ma, lo ammetto, non sapevo che il poeta della linea e dei colori avesse usato anche le parole per rappresentare il suo mondo fantastico.  Perfetta la definizione di Henri Miller, “il poeta con le ali di pittore”.

Je connaissais Chagall peintre mais, je l’admets, je ne savais pas ue le poète de la ligne e de la couleur avait aussi utilisé les paroles pour représenter son monde fantastique. Parfaite la définition d’Henri Miller, « le poète aux ailes de peintre ».


Cammino per il mondo come in una foresta,
sui piedi, sulle mani, di qua e di là 
di albero in albero le foglie cadono
 mi svegliano, ho paura
Dipingo come addormentato, in sogno
Quando la foresta si carica di neve
Il mio quadro sembra un altro mondo
Solo io, da tanti anni! rimango qui
Aspetto che si manifesti un miracolo
Che mi riscaldi, che scacci la mia paura
Aspetto che da ogni lato tu venga da me
Allora volerò via
Salirò con te sulla scala di Giacobbe

Sopra le nuvole, mia bianca fidanzata.


Je marche par le monde comme dans une forêt
Sur les pieds, sur les mains, de-ci de-là
D'arbre en arbre, les feuilles tombent
Elle me réveillent , j'ai peur
Je peins comme endormi, en rêve
Quand la forêt se charge de neige
Mon tableau semble un autre monde
Moi seul, depuis tant d'années ! je reste ici
J'attends qu'n miracle apparaisse
Me réchauffe, chasse ma peur
J'attends que de tous côtés tu viennes à moi
Alors je m'envolerai
Je monterai avec toi sur l'échelle de Jacob
Au-dessus des nuages, ma fiancée blanche .

sabato 15 giugno 2013

"... a volte ritornano"


Anche se non partecipo sempre, la Staffetta dei post ripete i suoi appuntamenti mensili proponendo ai blogger di trattare argomenti vari in modo personale.  Trovo particolarmente intrigante il titolo scelto per questo turno… “a volte ritornano”. Si presta davvero a molteplici interpretazioni: ritornano le rondini, ritornano i pantaloni a zampa di elefante, ritornano gli ex appena dimenticati o i ritornelli all’interno di una canzone.
Così a volte ritornano le cose che piacevano alle nostre nonne, come i lavori all’uncinetto, passati di moda per tanto tempo, e ora tornati di gran voga. Realizzare coperte, borse, bijoux  con il “crochet” è ormai diventata un’attività molto trendy e ci sono cascata anch’io. Sulla scia di blogger come Ilaria Elena Regina,  ho ripreso in mano l’uncinetto abbandonato in età giovanissima e sono ripartita dall’ABC, la mattonella  ( o granny square, letteralmente “quadrato della nonna”), modulo ideale per creare cuscini e copertine.
Questo ritorno di fiamma non mi dispiace affatto, infatti aldilà dell’aspetto estetico, il lavoro manuale dà soddisfazione e non ha le controindicazioni di un antidepressivo!



Même si je ne participe pas toujours, le Relais des blog répète ses rendez-vous mensuels en proposant aux bloggers de traiter différents arguments de manière personnelle. Je trouve particulièrement intrigant le titre choisi pour ce tour… « parfois ils reviennent ». Cela se prête vraiment à de multiples interprétations : reviennent les hirondelles,  les pantalons à patte d’éléphant, les ex à peine oubliés, les refrains à l’intérieur d’une chanson…
Ainsi parfois reviennent les choses qui plaisaient à nos grands-mères, comme les travaux au crochet, un temps passés de mode et aujourd’hui remis au goût du jour. Réaliser des couvertures, des sacs, des bijoux au crochet est désormais très trendy et moi-même je m’y suis fait prendre ! Dans le sillage de blogger comme Ilaria ou Elena Regina,  j’ai repris en main le crochet que j’avais abandonné en très jeune âge, et je suis repartie de l’ABC, le carré (ou « granny square », littéralement « carré de grand-mère »), module idéal pour créer coussins et couvertures.
Ce retour d’engouement n’est pas pour me déplaire ;en effet, au-delà de l’aspect esthétique, le travail manuel donne des satisfactions et ne présente pas les contre-indications des antidépressifs. 






... e dalle mie amiche, cosa sarà ritornato?
... et chez mes amies , que sera-t-il revenu?

5. made in bottega - http://www.madeinbottega.com

venerdì 14 giugno 2013

Les voyages en train

Un paio di settimane fa avete avuto modo di leggere ed ascoltare il successo d’esordio di Grand Corps Malade, Midi 20.  Avete apprezzato la sua scrittura e la sua bellissima voce. Oggi ho scelto un testo in cui i viaggi in treni diventano metafora dell’amore…



J'crois que les histoires d'amour C'est comme les voyages en train
Et quand j'vois tous ces voyageurs Parfois j'aimerais en être un
Pourquoi tu crois que tant de gens attendent sur le quai de la gare ?
Pourquoi tu crois qu'on flippe autant d'arriver en retard ?

Les trains démarrent souvent au moment où on s'y attend le moins
Et l'histoire d'amour t'emporte sous l'oeil impuissant des témoins
Les témoins c'est tes potes qui te disent au-revoir sur le quai
Et regardent le train s'éloigner avec un sourir inquiet

Toi aussi tu leur fait signe et t'imagines leurs commentaires
Certains pensent que tu te plantes et qu't'as pas les pieds sur terre
Chacun y va de son pronostic sur la durée du voyage 
Pour la plupart le train va dérailler dès le premier orage

Le grand amour change forcément ton comportement
Dès le premier jour faut bien choisir ton compartiment
Siège couloir ou contre la vitre y faut trouver la bonne place
Tu choisis quoi ? Une love story d'première ou d'seconde classe ?

Dans les premiers kilomètres tu n'as d'yeux que pour son visage
Tu calcules pas derrière la fenêtre le défilé des paysages
Tu t'sens vivant, tu t'sens léger et tu ne vois pas passer l'heure
T'es tellement bien que t'as presque envie d'embrasser le contrôleur

Mais la magie ne dure qu'un temps et ton histoire bat de l'aile
Toi tu dis qu'tu n'y es pour rien et qu'c'est sa faute à elle
Le ronronnement du train te saoule et chaque viage t'écoeure
Faut qu'tu t'lèves que tu marches, tu vas t'dégourdir le coeur

Et le train ralentit c'est d'jà la fin d'ton histoire
En plus t'es comme un con tes potes sont restés à l'autre gare
Tu dis au r'voir à celle que t'appel'ras désormais ton ex 
Dans son agenda sur ton nom, elle va passer un coup d'tip-ex

C'est vrai qu'les histoires d'amour c'est comme les voyages en train
Et quand j'vois tous ces voyageurs parfois j'aim'rais en être un
Pourquoi tu crois qu'tant d'gens attendent sur le quai d'la gare ?
Pourquoi tu crois qu'on flippe autant d'arriver en r'tard ?

Pour beaucoup la vie s'résume à essayer d'monter dans l'train
A connaitre ce qu'est l'amour et s'découvrir plein d'entrain
Pour beaucoup l'objectif est d'arriver à la bonne heure
Pour réussir son voyage et avoir accès au bonheur 

Il est facile de prendre un train, encore faut-il prendre le bon
Moi chui monté dans deux-trois rames mais c'était pas l'bon wagon
Car les trains sont capricieux et certains son inaccessibles
Et je n'crois pas tout l'temps qu'avec la sncf c'est possible

Il y a ceux pour qui les trains sont toujours en grève
Et leurs histoires d'amour n'existent que dans leurs rêves
Et y ceux qui foncent dans l'premier train sans faire attention
Et forcément ils descendront déçus à la prochaine station

Y a celles qui flippent de s'engager parce qu'elles sont trop émotives
Pour elles c'est trop risqué d's'accrocher à la locomotive
Et y a les aventuriers qu'enchainent voyage sur voyage
Dès qu'une histoire est terminée, ils attaquent une autre page

Moi après mon seul vai voyage j'ai souffert pendant des mois
On s'est quittés d'un commun accord mais elle était plus d'accord que moi
Depuis j'traine sur le quai, j'regarde les trains au départ
Y a des portes qui s'ouvrent mais dans une gare j'me sens à part

Y parait qu'les voyages en train finissent mal en général
Si pour toi c'est l'cas accroche-toi et garde le moral
Car une chose est certaine y aura toujours un terminus
Maint'nant tu es prév'nu, la prochaine fois tu prendras l'bus...



Credo che le storie d’amore siano come i viaggi in treno
E quando vedo tutti quei passeggeri, a volte vorrei esserne uno
Perché credi che tante persone aspettino sul binario della stazione?
Perché credi che ci si preoccupi tanto di fare tardi?

I treni spesso prendono il via spesso quando meno ce l’aspettiamo
E la storia d’amore ti rapisce sotto lo sguardo impotente dei testimoni
I testimoni sono i tuoi amici che salutano dalla banchina
E guardano allontanarsi il treno con un sorriso inquieto

Anche tu li saluti e immagini i loro commenti
Alcuni pesano che sbagli e che non hai i piedi per terra
Ognuno fa il suo pronostico sulla durata del viaggio
Per la maggioranza il treno deraglierà al primo temporale

Il grande amore per forza cambia il tuo comportamento
Dall’inizio occorre scegliere con curo lo scompartimento
Lato corridoio o finestrino bisogna trovare il buon posto
Cosa scegli? Una love story di prima o seconda classe?

Nei primi kilometri hai occhi solo per il suo viso
Non calcoli dietro il vetro la sfilata dei paesaggi
Ti senti vivo, ti senti leggero e non vedi passare l’ora
Stai così bene che hai quasi voglia di abbracciare il controllore

Ma la magia dura poco e la tua storia è messa male
Dici che non c’entri niente, è tutto colpa sua
Il ronzio del treno ti ubriaca e ogni curva ti nausea
Devi alzarti, camminare, vai a sgranchirti il cuore

E il treno rallenta è già la fine della tua storia
In più sei come uno stronzo i tuoi amici son rimasti all’altra stazione
Saluti quella che ormai chiamerai la tua ex
Nella sua agenda sul tuo nome passerà una striscia di correttore

È vero che le storie d’amore sono come i viaggi in treno
E quando vedo tutti quei passeggeri, a volte vorrei esserne uno
Perché credi che tante persone aspettino sul binario della stazione?
Perché credi che ci si preoccupi tanto di fare tardi?

Per molti la vita si riassume nei tentativi di salire sul treno
Nel conoscere cos’è l’amore e sentirsi pieno di brio
Per molti l’obbiettivo è di arrivare all’ora esatta
Per riuscire il proprio viaggio e accedere alla felicità

È facile prendere il treno ma bisogna prendere quello giusto
Io sono salito su qualche convoglio ma non era la buona carrozza
Perché i treni sono capricciosi e alcuni sono irraggiungibili
E non credo che sia sempre possibile con le ferrovie dello stato

Ci sono quelli per i quali i treni fanno sempre sciopero
E le loro storie d’amore esistono solo nei loro sogni
E quelli che s’infilano nel primo treno senza giudizio
E per forza scenderanno delusi alla prossima stazione

Ci sono quelle che temono di impegnarsi perché troppo emotive
Per loro è troppo rischiato aggrapparsi alla locomotiva
E ci sono gli avventurieri che accumulano viaggio su viaggio
Appena finita una storia, ne attaccano un’altra

Io dopo il mio unico vero viaggio ho sofferto per mesi
Ci siamo lasciati di comune accordo ma lei era più d’accordo di me
Da allora mi trascino sul binario guardo i treni in partenza
Alcune porte si aprono ma in stazione mi sento solo

Sembra che i viaggi in treno di solito finiscano male
Se fosse il caso tuo resisti e tieni su il morale
Perché una cosa è sicura ci sarà sempre un capolinea
Ora sei avvisato la prossima volta prenderai l’autobus

venerdì 7 giugno 2013

Chiamatemi Strega

Ultimamente ci stanno lasciando molte persone belle e il mondo sembra impoverirsi.Per fortuna abbiamo in eredità, le loro voci, i loro pensieri, le loro ribellioni. Il nostro dovere è di conservarli e divulgarli il più possibile.Franca Rame era una gran signora del teatro e della vita italiana e il testo di oggi era stato scritto per lei da Barbara Giorgi. Vorrei dedicarlo a tutte le donne che si sentono streghe o cercano il coraggio di esserlo. 


Ces derniers temps, plusieurs belles personnes s’en sont allées et le monde semble s’appauvrir.
Heureusement, nous héritons de leurs voix, leurs pensées, leurs rebellions et notre devoir est de les conserver et les divulguer encore et toujours. 
Franca Rame était une grande dame du théâtre et de la vie italienne, le texte d’aujourd’hui est un monologue écrit pour elle par Barbara Giorgi. Je voudrais le dédier à toutes les femmes qui se sentent sorcières ou voudraient trouver le courage de l’être.


Non importa chi sono. Non importa come mi chiamo. Potete chiamarmi Strega.
Perché tanto la mia natura è quella. Da sempre, dal primo vagito, dal primo respiro di vita, dal primo calcio che ho tirato al mondo.
Sono una di quelle donne che hanno il fuoco nell’anima, sono una di quelle donne che hanno la vista e l’udito di un gatto, sono una di quelle donne che parlano con gli alberi e le formiche, sono una di quelle donne che hanno il cervello di Ipazia, di Artemisia, di Madame Curie.
E sono bella! Ho la bellezza della luce, ho la bellezza dell’armonia, ho la bellezza del mare in tempesta, ho la bellezza di una tigre, ho la bellezza dei girasoli, della lavanda e pure dell’erba gramigna!
Per cui sono Strega.
Sono Strega perché sono diversa, sono unica, sono un’altra, sono me stessa, sono fuori dalle righe, sono fuori dagli schemi, sono a-normale…  sono io!
Sono Strega perché sono fiera del mio essere animale-donna-zingara-artista e … folle ingegnere della mia vita.
Sono Strega perché so usare la testa, perché dico sempre ciò che penso, perché non ho paura della parola pericolosa e pruriginosa, della parola potente e possente.
Sono Strega perché spesso dò fastidio alle Sante Inquisizioni di questo strano millennio, di questo Medioevo di tribunali mediatici e apatici.
Sono Strega perché i roghi esistono ancora e io – prima o poi – potrei finirci dentro.


Qu’importe qui je suis. Qu’importe quel est mon nom. Vous pouvez m’appeler Sorcière.
Car telle est ma nature.  Depuis toujours, depuis le premier cri, le premier souffle, le premier coup de pied que j’ai tiré au monde.
Je suis une de ces femmes qui ont le feu dans l’âme, je suis une de ces femmes qui ont la vue et l’ouïe d’un chat,  je suis une de ces femmes qu parlent avec les arbres et les fourmis, je suis une de ces femmes qui ont le cerveau d’Hypatie, d’Artemisia, de Madame Curie.
Et je suis belle ! J’ai la beauté de la lumière, j’ai la beauté de l’harmonie, j’ai la beauté de la mer en tempête, j’ai la beauté du tigre, j’ai la beauté des tournesols, de la lavande et même du chiendent !
Donc je suis Sorcière.
Je suis Sorcière car je suis différente, je suis unique, je suis une autre, je suis moi-même, je suis en-dehors des marges, en-dehors des schémas,  je suis a-normale, je suis moi !
Je suis Sorcière car je suis fière de mon être animal-femme-gitane-artiste et …  fol ingénieur de ma vie.
Je suis Sorcière car je se sais utiliser  la tête, car je dis toujours ce que je pense, car je n’ai pas peur de la parole dangereuse et dérangeante, de la parole forte et puissante.
Je suis Sorcière car souvent je dérange les Saintes Inquisitions de cet étrange millénaire, de ce Moyen-âge de tribunaux médiatiques et apathiques.

Je suis Sorcière car les bûchers  existent encore et  - tôt ou tard – je pourrais y finir.