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venerdì 14 dicembre 2012

Il silenzio, Clarilene Salvadori


L’autore di oggi non si trova nelle antologie, è una persona deliziosa che ho il privilegio di vantare tra le mie amicizie. Si chiama Clarilene (un nome che è già poesia), è brasiliana e vive in Italia, scrive poesie e vince concorsi con discrezione e umiltà.

L’auteur  d’aujourd’hui ne se trouve pas dans les anthologies, c’est une persone que j’ai le privilège de vanter parmi mes amitiés. Elle s’appelle Clarilene (un nom qui est déjà une poésie), elle est brésilienne et vit en Italie. Elle écrit des poésies et gagne des concours en toute discrétion et humilité.


Il silenzio
Non li ho sentiti,
Non li ho uditi,
Lo so che erano in tanti
E urlavano a squarcia gola
Un grido unisono…
Che veniva dal mare…
C’era tanta paura, disperazione,
Tragedia…
Morte!
La grande nave, inchino servile
La bella gente,
La gente per bene…
Inverno italiano.
Magari le mie orecchie,
Ormai insensibili,
Di sentire parecchie notizie di altri naufragi,
 Miserabile gente di pelle scura,
“Stranieri”…
Immigrati clandestini,
Fuggendo dalle guerre.
Donne incinte, fame, violenza,odio
Cinque minuti di notorietà…
Insensibilità.
E … silenzio!

E urla la terra,
Geme,
Trema…
Si apre una bocca gigante
E ingoia le case, i sogni,
E le vite.

Cerco di sentire il boato,
Di essergli vicino.
Ahimé,
Intorno a me solo il silenzio…
A domandarmi disperato,
Ma cosa ti è successo?

Le silence

Je ne les ai pas sentis
Je ne les ai pas entendus
Je sais qu’ils étaient nombreux
Ils hurlaient de toutes leurs forces
Un cri unique
Qui venait de la mer
Tant de peur, de désespoir
Tragédie
Mort 
Le grand navire, révérence servile
Les belles personnes
Les gens bien
Hiver italien
Sans doute mes oreilles
Désormais insensibles
D’entendre de telles nouvelles d’autres naufrages
Misérables à la peau foncée
Etrangers
Immigrés clandestins
Fuyant les guerres
Femmes enceintes, faim, violence, haine
Cinq minutes de célébrité
Insensibilité
Et… silence !

Et la terre hurle
Gémit
Tremble…
Elle ouvre une bouche géante
Et avale les maisons, les rêves
Et les vies

J’essaie d’entendre le grondement
De m’approcher
Hélas
Autour de moi, seul le silence
A me demander, pitoyable
Mais que t’est-il arrivé ?

2 commenti:

  1. très belle poésie ,comme qoui les anonymes valent bien les auteurs.les paroles sont justes,prenantes, pleines de vérité,elles font mal aussi.Félicitations à ton amie.

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  2. Come la sento vicina! Marilu possiamo vantare assieme l'amicizia di questa dolcissima donna!

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