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venerdì 23 novembre 2012

La chasse à l'enfant, Prévert



Questa poesia di Prévert (ancora lui) evoca un fatto di cronaca del 1934, un ammutinamento in una colonia penitenziaria per bambini . Sconvolta per i fatti tragici degli ultimi giorni,  ho considerato doveroso rivolgere un pensiero a tutti i bambini che ogni giorno sono violati, sfruttati, martirizzati, abusati, massacrati ai quattro angoli del mondo. E chi meglio di Prévert ha saputo difendere i diritti bistrattati dell’infanzia?


Cette poésie de Prévert (encore lui) évoque un fait-divers précis, une mutinerie dans une colonie pénitentiaire pour enfants en 1934. Troublée par les faits tragiques de cette semaine, j’ai senti le besoin d’honorer tous les enfants qui chaque jour sont violés, exploités, martyrisés, abusés, massacrés aux quatre coins du monde. Et qui mieux que Prévert a su défendre les droits bafoués de l' enfance ?


Bandit ! Voyou ! Voleur ! Chenapan !

Au-dessus de l'île, on voit des oiseaux
Tout autour de l'île il y a de l'eau

Bandit ! Voyou ! Voleur ! Chenapan !

Qu'est-ce que c'est que ces hurlements

Bandit ! Voyou ! Voleur ! Chenapan !

C'est la meute des honnêtes gens
Qui fait la chasse à l'enfant

Il avait dit « J'en ai assez de la maison de redressement »
Et les gardiens à coup de clefs lui avaient brisé les dents
Et puis ils l'avaient laissé étendu sur le ciment


Bandit ! Voyou ! Voleur ! Chenapan !

Maintenant il s'est sauvé
Et comme une bête traquée
Il galope dans la nuit
Et tous galopent après lui
Les gendarmes, les touristes, les rentiers, les artistes

Bandit ! Voyou ! Voleur ! Chenapan !

C'est la meute des honnêtes gens
Qui fait la chasse à l'enfant

Pour chasser l'enfant, pas besoin de permis
Tous le braves gens s'y sont mis
Qu'est ce qui nage dans la nuit
Quels sont ces éclairs ces bruits
C'est un enfant qui s'enfuit
On tire sur lui à coups de fusil

Bandit ! Voyou ! Voleur ! Chenapan !

Tous ces messieurs sur le rivage
Sont bredouilles et verts de rage

Bandit ! Voyou ! Voleur ! Chenapan !

Rejoindras-tu le continent rejoindras-tu le continent !

Au-dessus de l'île on voit des oiseaux
Tout autour de l'île il y a de l'eau.



Bandito, teppista, ladro, mascalzone!
Sopra dell’isola, si vedono uccelli
Tutt’intorno all’isola c’è acqua

Bandito, teppista, ladro, mascalzone!
Cosa sono queste urla?

Bandito, teppista, ladro, mascalzone!
È il branco delle brave persone
Che fa la caccia al bambino

Aveva detto: “Sono stufo del riformatorio!”
E le guardie a colpo di chiavi gli avevano rotto i denti
E poi l’avevano lasciato steso sul cemento

Bandito, teppista, ladro, mascalzone!
Ora è scappato
E come un animale braccato
Galoppa nella notte
E tutti galoppano dietro di lui
I gendarmi,  i turisti, i rampolli, gli artisti

Bandito, teppista, ladro, mascalzone!
È il branco della brava gente
Che fa la caccia al bambino

Per cacciare il bambino, non serve permesso
Tutta la brava gente ci sta
Cosa nuota nella notte
Cosa sono quei lampi quei rumori
È un bambino che scappa
Sparano su di lui con i fucili

Bandito, teppista, ladro, mascalzone!
Tutti quei signori sulla riva
Son rimasti a mani vuote e verdi di rabbia

Bandito, teppista, ladro, mascalzone!
Raggiungerai il continente raggiungerai il continente!

Sopra dell’isola, si vedono uccelli
Tutt’intorno all’isola c’è acqua


3 commenti:

  1. non conoscevo questa triste poesia di Prévert, grazie per aver rivolto un dolce pensiero a tutti i bambini violati.

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  2. Prendersela con i bambini è la vigliaccheria più grande... grazie per aver condiviso questa poesia.

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  3. ce qui été d'actualité en 1934, l'ai toujours à présent malheureusement, et l'on dit que les choses changent ???

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