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venerdì 29 giugno 2012

Aqui te amo... P.Neruda

 
Credo che a nessuno dispiacerà se questa settimana tocca ancora
a Neruda farci compagnia…
Cela ne déplaira à personne si cette semaine encore c’est Neruda qui nous tiendra compagnie, n’est-ce pas?

Qui ti amo.
Negli oscuri pini si districa il vento.
Brilla la luna sulle acque erranti.
Trascorrono giorni uguali che s'inseguono.

La nebbia si scioglie in figure danzanti.
Un gabbiano d'argento si stacca dal tramonto.
A volte una vela. Alte, alte stelle.

O la croce nera di una nave.
Solo.
A volte albeggio, ed è umida persino la mia anima.
Suona, risuona il mare lontano.
Questo è un porto.
Qui ti amo.

Qui ti amo e invano l'orizzonte ti nasconde.
Ti sto amando anche tra queste fredde cose.
A volte i miei baci vanno su quelle navi gravi,
che corrono per il mare verso dove non giungono.
Mi vedo già dimenticato come queste vecchie àncore.
I moli sono più tristi quando attracca la sera.

La mia vita s'affatica invano affamata.
Amo ciò che non ho. Tu sei così distante.
La mia noia combatte con i lenti crepuscoli.
Ma la notte giunge e incomincia a cantarrni.
La luna fa girare la sua pellicola di sogno.

Le stelle più grandi mi guardano con i tuoi occhi.
E poiché io ti amo, i pini nel vento
vogliono cantare il tuo nome con le loro foglie di filo metallico.


Ici je t'aime.
Dans les pins obscurs se démêle le vent.
La lune resplendit sur les eaux vagabondes.
Des jours passent pareils et se poursuivent.

Le brouillard se dissout en figures dansantes.
Une mouette d'argent se détache du couchant.
Parfois une voile. Haut, très haut, les étoiles.

Ô la croix noire d'un bateau.
Seul.
Parfois c’est l’aube, et même mon âme est humide.
La mer au loin sonne et résonne.
Voici un port.
Ici je t'aime.

Ici je t'aime et en vain te cache l'horizon.
Je t’aime m
ême parmi ces froides choses.
Parfois mes baisers vont sur ces graves bateaux
qui courent sur la mer au but jamais atteint.
Déjà je me vois oublié comme ces vieilles ancres.
Les quais sont plus tristes quand  aborde le soir.

Ma vie se lasse de sa faim inutile.
J'aime ce que je n'ai pas. Toi comme tu es loin.
Mon ennui se débat dans les lents crépuscules.
Pourtant la nuit vient  et commence à chanter pour moi.
La lune fait tourner ses rouages de rêve.

Avec tes yeux me voient les étoiles majeures.
Et puisque je t’aime , les pins dans le vent
Veulent chanter ton nom avec leurs aiguilles de fil métallique.

4 commenti:

  1. jamais deux sans trois,alors peut être à la semaine prochaine ? bisous

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  2. Che dire... ?
    Anche la foto è bellissima.
    Buon venerdi!

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  3. Che voglia di poesia, di mare, di brezza... Ma dai: almeno è venerdì!

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  4. non mi dispiace proprio no! Buon fine settimana

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