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venerdì 27 aprile 2012

Vieille chanson du jeune temps, Victor Hugo


La poesia di oggi è tenera, leggera e profuma di sottobosco primaverile…

La poésie d’aujourd’hui est tendre, fraîche et sent bon le sous-bois printanier…



Je ne songeais pas à Rose ;
Rose au bois vint avec moi ;
Nous parlions de quelque chose,
Mais je ne sais plus de quoi.

J'étais froid comme les marbres ;

Je marchais à pas distraits ;
Je parlais des fleurs, des arbres
Son oeil semblait dire: " Après ? "

La rosée offrait ses perles,

Le taillis ses parasols ;
J'allais ; j'écoutais les merles,
Et Rose les rossignols.

Moi, seize ans, et l'air morose ;

Elle, vingt ; ses yeux brillaient.
Les rossignols chantaient Rose
Et les merles me sifflaient.

Rose, droite sur ses hanches,

Leva son beau bras tremblant
Pour prendre une mûre aux branches
Je ne vis pas son bras blanc.

Une eau courait, fraîche et creuse,

Sur les mousses de velours ;
Et la nature amoureuse
Dormait dans les grands bois sourds.

Rose défit sa chaussure,

Et mit, d'un air ingénu,
Son petit pied dans l'eau pure
Je ne vis pas son pied nu.

Je ne savais que lui dire ;

Je la suivais dans le bois,
La voyant parfois sourire
Et soupirer quelquefois.

Je ne vis qu'elle était belle

Qu'en sortant des grands bois sourds.
" Soit ; n'y pensons plus ! " dit-elle.
Depuis, j'y pense toujours.
Non pensavo a Rose.
Rose nel bosco venne con me
Parlavamo di qualcosa
Ma non ricordo cosa.

Ero freddo come i marmi;
Camminavo a passi distratti;
Parlavo dei fiori, degli alberi,
Il suo occhio sembrava dire: ”Dopo?”

La rugiada offriva le sue perle,
Il bosco i suoi pini;
Andavo, ascoltavo i merli,
E Rose gli usignoli.

Io, sedici anni e l’aria triste,
Lei venti; i suoi occhi splendevano.
Gli usignoli cantavano Rose
E i merli mi fischiavano.

Rose, dritta sui fianchi,
Alzava il bel braccio tremante
Per prendere una mora sui rami;
Non vidi il suo braccio bianco.

Un’acqua correva fresca e cava,
Sui muschi di velluto;
E la natura innamorata
Dormiva nei grandi boschi sordi.

Rose slacciò la sua scarpa,
E mise, l’aria ingenua,
Il piedino nell’acqua pura;
Non vidi il suo piede nudo.

Non sapevo cosa dirle;
La seguivo nel bosco
Vedendola a volte sorridere
E sospirare qualche volta.

Vidi che era bella
Solo uscendo dai grandi boschi sordi.
“Sia; non pensiamoci più!” disse lei.
Da allora, ci penso sempre.

 

4 commenti:

  1. je connaissais la chanson sans en connaitre l'auteur,comme quoi on apprends tous les jours !(Julos Beaucarme) bisous

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  2. je connaissais la chanson,mais ignorais l'auteur... comme qoui on apprend toujours !(Julos Beaucarme)bisous

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  3. io non conoscevo nè la canzone nè la poesia, molto bella! ciao elena www.tuttepazzeperibijoux.com

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  4. Ingenua e birichina, direi. Bella.

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