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venerdì 11 novembre 2011

Les feuilles mortes

Come resistere alla tentazione di pubblicare una poesia in tema autunnale?  Infatti  non resisto eccola qui, tradotta letteralmente, come al solito senza pretese, e con illustre illustrazione musicale …

Comment résister à la tentation de publier une poésie en thème d’automne ? En effet, je ne résiste pas et la voilà, traduite littéralement, comme toujours sans prétention,  et avec illustre illustration musicale …
  Oh! je voudrais tant que tu te souviennes
Des jours heureux où nous étions amis
En ce temps-là la vie était plus belle,
Et le soleil plus brûlant qu'aujourd'hui
Les feuilles mortes se ramassent à la pelle
Tu vois, je n'ai pas oublié...
Les feuilles mortes se ramassent à la pelle,
Les souvenirs et les regrets aussi
Et le vent du nord les emporte
Dans la nuit froide de l'oubli.
Tu vois, je n'ai pas oublié
La chanson que tu me chantais.

C'est une chanson qui nous ressemble
Toi, tu m'aimais et je t'aimais
Et nous vivions tous deux ensemble
Toi qui m'aimais, moi qui t'aimais
Mais la vie sépare ceux qui s'aiment
Tout doucement, sans faire de bruit
Et la mer efface sur le sable
Les pas des amants désunis.

Les feuilles mortes se ramassent à la pelle,
Les souvenirs et les regrets aussi
Mais mon amour silencieux et fidèle
Sourit toujours et remercie la vie
Je t'aimais tant, tu étais si jolie,
Comment veux-tu que je t'oublie?
En ce temps-là, la vie était plus belle
Et le soleil plus brûlant qu'aujourd'hui
Tu étais ma plus douce amie
Mais je n'ai que faire des regrets
Et la chanson que tu chantais
Toujours, toujours je l'entendrai!    Jacques Prévert

 
Le foglie morte
Oh! Vorrei tanto che tu ricordassi
I giorni felici quando eravamo amici.
In quel tempo la vita era più bella,
E il sole più cocente di oggi.
Le foglie morte si raccolgono a mucchi...
Vedi: non ho dimenticato.
Le foglie morte si raccolgono a mucchi
così come i ricordi e i rimpianti
e il vento del nord le porta via
nella fredda notte dell'oblio.
Vedi: non ho dimenticato
la canzone che mi cantavi.
È una canzone che ci somiglia.
Tu mi amavi
io ti amavo.
E vivevamo noi due insieme
tu che mi amavi
io che ti amavo.
Ma la vita separa chi si ama
piano piano
senza far rumore
e il mare cancella sulla sabbia
i passi degli amanti divisi.
Le foglie morte si raccolgono a mucchi
così come i ricordi e i rimpianti.
Ma il mio amore silenzioso e fedele
sorride ancora e ringrazia la vita.
Ti amavo tanto, eri così bella.
Come potrei dimenticarti.
In quel tempo la vita era più bella
e il sole più cocente di oggi.
Eri la mia più dolce amica ...
Ma non so che fare dei  rimpianti.
E la canzone che cantavi
sempre, sempre la sentirò.
 

4 commenti:

  1. Che meraviglia: le parole, la musica e la voce.
    Il francese è una lingua così romantica...

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  2. Semplicemente.. bellissima, commovente e toccante!
    Grazie!

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  3. merci pour cette belle page poétique,es-ce le hasard ou intentionnel pour Yves Montand?Tres bien,continue.

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  4. c'est tout à fait intentionnel, cette version avec le début récité me semble exceptionnelle, la voix d'Yves montand "habille" parfaitement les paroles de Prévert...
    merci pour l'encouragement

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